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Devenez préparateur en pharmacie, un professionnel au service des autres

Vous avez l’habitude de vous rendre dans votre pharmacie de quartier pour y acheter des médicaments, mais avez-vous déjà pensé à y travailler ? Chaque jour, plus de 124 000 salariés d’officine écoutent, conseillent et accompagnent les Français dans leur parcours de soins, et environ 70 000 d’entre eux sont préparateurs en pharmacie. Un métier utile, à taille humaine, accessible en deux ans en alternance… et dont les pharmacies ont plus que jamais besoin : début 2026, plus d’un projet d’embauche sur deux était jugé difficile à pourvoir.

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Préparatrice en pharmacie : conseiller la clientèle et délivrer des médicaments

Élodie, préparatrice en pharmacie, nous présente son métier. Il consiste à accueillir les patients, à les conseiller et à leur délivrer les médicaments prescrits. « Ce qui me plaît dans ce métier, c’est le côté humain, très relationnel. Les personnes qui viennent ont besoin qu’on prenne du temps, qu’on les écoute. »

Un métier polyvalent et de proximité

En tant que préparateur en pharmacie, vous travaillerez au sein d’une « officine », c’est-à-dire le lieu où les médicaments et dispositifs médicaux sont entreposés, préparés et vendus. Votre quotidien sera partagé entre la gestion des différents produits de santé et la relation avec les patients. Contrairement aux idées reçues, vous ne serez pas uniquement dédié à la préparation des prescriptions médicales. Sous la responsabilité d’un pharmacienOuvre dans un nouvel onglet :

  • Vous délivrerez les médicaments et produits de santé prescrits sur ordonnance et veillerez à ce que chaque patient dispose de toutes les informations nécessaires sur son traitement (posologie, contre-indications, effets secondaires, etc.) ;
  • Vous conseillerez les clients lors d’achats de médicaments en vente libre ou de produits de parapharmacie, comme les produits d’hygiène et de diététique ;
  • Vous participerez au pilotage des stocks : approvisionnement, réception des livraisons, gestion des produits périmés ;
  • Vous prendrez part à certaines activités comptables et administratives, comme la mise à jour des dossiers des patients et la télétransmission des remboursements.

Vous serez par ailleurs incollable en matière de législation des médicaments et de normes d’hygiène. Le métier requiert de solides compétences en biologie, en botanique, en biochimie et en pharmacologie. Les officines sont généralement ouvertes du lundi au samedi, avec une amplitude horaire habituelle de 8 h à 20 h[2], et le métier impose une position debout la plupart du temps : mieux vaut être en bonne forme physique !

Un métier qui évolue.

Les missions des officines s’élargissent (prévention, dépistage, accompagnement des patients chroniques) et les représentants de la profession plaident pour que les préparateurs y prennent une part plus importante, par exemple pour la remise de kits de dépistage, certains tests rapides d’orientation diagnostique ou des entretiens de prévention. Ces pistes sont en discussion et supposeront une formation adaptée et un cadre juridique clair[3].

La formation, une étape indispensable

Le préparateur en pharmacie est un professionnel tourné vers les autres, mais aussi vers la science. Il est donc idéal de disposer déjà d’un bagage scientifique (filière S, filière ST2S – sciences et technologies de la santé et du social) ou, a minima, d’avoir une appétence pour les sciences.

Le diplôme à viser : le DEUST préparateur/technicien en pharmacie. Le diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques (DEUST) préparateur/technicien en pharmacieOuvre dans un nouvel onglet est un diplôme national de deux ans (120 crédits ECTS). Il remplace, depuis la rentrée 2023, le brevet professionnel de préparateur en pharmacie, abrogé par un arrêté du 17 octobre 2022[6].

  • Qui peut s’inscrire ? Les titulaires du baccalauréat ou d’un diplôme équivalent, sur dossier via Parcoursup[7]. La formation est aussi accessible en formation continue[6].
  • Comment se déroule-t-elle ? En alternance, en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, entre une pharmacie d’officine et un centre de formation[7]. L’inscription est même conditionnée à la signature préalable de ce contrat avec un pharmacien titulaire[7] : vous êtes donc formé et rémunéré dès le premier jour, et vous faites vos preuves avant même d’être diplômé !

Conjuguer votre vie professionnelle au futur !

Une fois en poste, vous pourrez évoluer de plusieurs façons :

  • Vous spécialiser grâce à des certificats de qualification professionnelle (CQP) : dermo-cosmétique pharmaceutique, dispensation de matériel médical à l’officine, phytothérapie-aromathérapie-herboristerie[2] ;
  • Poursuivre vos études : après le DEUST, il est possible de se spécialiser pour exercer en pharmacie hospitalière, de suivre un parcours de licence, master et doctorat, ou de s’inscrire en seconde année de faculté de pharmacie[2] ;
  • Travailler à l’hôpital, en pharmacie à usage intérieur : vous ne serez plus au contact direct des patients, mais vous délivrerez les médicaments et produits de santé aux différents services ;
  • Prendre de nouvelles responsabilités : une licence dédiée aux préparateurs d’officine est en cours d’élaboration, avec l’objectif d’ouvrir de nouvelles perspectives d’évolution[3].

Un secteur qui recrute

L’enquête Besoins en main-d’œuvre 2026 de France Travail recense 322 000 projets de recrutement dans la santé, le social et les services à la personne, dont 54 % sont jugés difficiles[5]. Côté officines, le constat est le même : début 2026, 4 230 projets d’embauche de préparateurs étaient recensés, dont 54 % jugés difficiles par les employeurs[4]. Les pharmacies rurales comme urbaines cherchent à renforcer leurs équipes : c’est le bon moment pour vous lancer.

Alors armez-vous d’un CVOuvre dans un nouvel onglet et d’une lettre de motivationOuvre dans un nouvel onglet, et consultez les offres d’emploi de préparateur en pharmacie : plus de 20 000 pharmacies vous tendent les bras !

Le préparateur en pharmacie en chiffres

  • 20 242 officines en France au 1er janvier 2025[1]
  • 124 400 salariés dans les officines, dont environ 70 900 préparateurs[2] : ils représentent plus d’un salarié sur deux (55,3 %) et constituent la première profession de la branche[3]
  • 4 230 projets d’embauche de préparateurs en officine recensés début 2026 par France Travail, dont 54 % jugés difficiles à pourvoir par les employeurs, contre 43,8 % pour l’ensemble des métiers[4][5]
  • À partir de 2 001 € bruts par mois en début de carrière, 2 321 € après huit ans de pratique selon la grille conventionnelle de septembre 2026[3]
  • 2 ans de formation (DEUST, bac+2), réalisée en alternance[2][6]

FAQ : tout savoir sur le métier de préparateur en pharmacie

Que fait un préparateur en pharmacie au quotidien ?

Sous la responsabilité du pharmacien, il accueille les patients, délivre les médicaments et peut passer les commandes et gérer les stocks de l’officine. L’accueil et le conseil sont au cœur du métier[2].

Quelle est la différence entre un préparateur et un pharmacien ?

Le préparateur exerce sous la supervision du pharmacien, qui reste le responsable de l’officine et de la dispensation. Le préparateur se forme en deux ans après le bac, en alternance ; le pharmacien suit des études de pharmacie, plus longues. Des passerelles existent : un préparateur peut s’inscrire en seconde année de faculté de pharmacie après son DEUST[2].

Quel diplôme faut-il pour devenir préparateur en pharmacie ?

Le DEUST préparateur/technicien en pharmacie, un diplôme de niveau bac+2 qui a remplacé le brevet professionnel depuis la rentrée 2023[6].

Faut-il un bac scientifique ?

Pas obligatoirement. Le DEUST est ouvert aux titulaires du baccalauréat ou d’un diplôme équivalent, avec une sélection sur dossier[7]. Un bagage scientifique (S, ST2S) est un vrai plus, mais l’essentiel est d’avoir un intérêt pour les sciences et la santé, le sens du contact et de la rigueur[2].

Peut-on devenir préparateur en pharmacie en reconversion ou quand on est en recherche d’emploi ?

Oui. Le DEUST existe en formation initiale et en formation continue[6], et se prépare en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation[7]. Parlez-en à votre conseiller France Travail pour étudier les formations et les financements possibles dans votre situation.

Faut-il avoir trouvé une pharmacie avant de s’inscrire ?

Oui : l’inscription au DEUST est conditionnée à la signature d’un contrat avec une officine[7]. Anticipez vos recherches : les titulaires prennent leur décision de plus en plus tard et comparent le coût du contrat et les aides disponibles[3]. Multipliez les candidatures, y compris spontanées.

Combien gagne un préparateur en pharmacie ?

Selon la grille conventionnelle de septembre 2026, le salaire minimum est de 2 001 € bruts par mois en début de carrière, puis 2 081 € la deuxième année, 2 161 € la troisième et 2 321 € après huit ans de pratique[3]. Une nouvelle classification est entrée en vigueur le 1er novembre 2025[3]. Selon la FSPF, les minima conventionnels 2025 pour un profil confirmé peuvent atteindre 2 770 € bruts par mois[2]. Le salaire réel varie selon l’expérience, les responsabilités et l’employeur.

Y a-t-il des offres d’emploi pour les préparateurs en pharmacie ?

Oui, sur tout le territoire. France Travail recensait début 2026 4 230 projets d’embauche de préparateurs en officine, dont 54 % jugés difficiles à pourvoir[4].

Quels sont les horaires de travail ?

Les officines ouvrent généralement du lundi au samedi, avec une amplitude habituelle de 8 h à 20 h[2]. Les horaires dépendent de la pharmacie et de son organisation : renseignez-vous lors de l’entretien.

Où peut-on travailler ?

Principalement en pharmacie d’officine, mais aussi à l’hôpital en pharmacie à usage intérieur, où le préparateur approvisionne les services en médicaments et produits de santé. Les conditions d’accès à l’exercice hospitalier peuvent passer par une spécialisation complémentaire[2].

Quelles évolutions de carrière sont possibles ?

Vous pouvez vous spécialiser (dermo-cosmétique, matériel médical, phytothérapie, aromathérapie), poursuivre vers une licence, un master ou la faculté de pharmacie[2], ou prendre davantage de responsabilités à mesure que les missions des officines s’élargissent[3].

Le métier est-il physique ?

Il impose une position debout la plupart du temps : une bonne condition physique est utile.


Sources

  1. Ordre national des pharmaciens, « Démographie pharmaceutique : les grandes tendances au 1er janvier 2025 », Tous Pharmaciens, la revue n° 28, juillet 2025 – 20 242 officines au 1er janvier 2025 (260 fermetures en 2024) : https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/la-revue/tous-pharmaciens-la-revue-n-28-juillet-2025/demographie-pharmaceutique-les-grandes-tendances-au-1er-janvier-2025Ouvre dans un nouvel onglet
  2. Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), « Fiche métier et formation – Préparateur(rice) en pharmacie », décembre 2025 – 124 400 salariés, 70 900 préparateurs, horaires, minima conventionnels 2025, évolutions : https://www.fspf.fr/wp-content/uploads/2025/12/Fiche-metier-et-formation-Preparateur-2026.pdfOuvre dans un nouvel onglet
  3. Le Moniteur des pharmacies, « Le préparateur, maillon fort du maillage pharmaceutique ? », 3 septembre 2026 – grille de salaires de septembre 2026, part des préparateurs (55,3 % des salariés, d’après le Baromètre Emploi-Formation 2024 de l’OMPL), nouvelle classification, nouvelles missions, projet de licence : https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/preparateurs/metier/le-preparateur-maillon-fort-du-maillage-pharmaceutiqueOuvre dans un nouvel onglet
  4. France Travail, enquête Besoins en main-d’œuvre (BMO) 2026, résultats pour les préparateurs en pharmacie d’officine (4 230 projets, 54 % jugés difficiles), tels que rapportés par Le Moniteur des pharmacies (source 3) et par My Pharma Éditions : https://www.mypharma-editions.com/emploi-en-pharmacie-dofficine-un-marche-qui-se-detend-des-postes-qui-se-transformentOuvre dans un nouvel onglet
  5. France Travail, « Enquête BMO 2026 : France Travail déploie sa stratégie sectorielle face à près de 2,3 millions de projets de recrutement » – 43,8 % de projets jugés difficiles tous métiers ; 322 000 projets en santé, social et services à la personne, dont 54 % difficiles : https://www.francetravail.org/accueil/actualites/2026/enquete-bmo-2026-france-travail-deploie-sa-strategie-sectorielle-face-a-pres-de-2-3-millions-de-projets-de-recrutement.html?type=articleOuvre dans un nouvel onglet
  6. Université Paris-Saclay, présentation du DEUST Préparateur/Technicien en Pharmacie – diplôme de deux ans (120 ECTS) remplaçant le brevet professionnel abrogé par l’arrêté du 17 octobre 2022 ; formation initiale ou continue : https://www.universite-paris-saclay.fr/formation/deust/preparateur/technicien-en-pharmacieOuvre dans un nouvel onglet
  7. Université de Toulouse, DEUST Préparateur, Technicien en pharmacie – conditions d’accès (baccalauréat ou équivalent), alternance, contrat préalable avec une officine : https://www.univ-tlse3.fr/decouvrir-nos-diplomes/deust-preparateur-technicien-en-pharmacieOuvre dans un nouvel onglet

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