Petite enfance
Semaine du prendre soin
« Je ne me verrais pas travailler ailleurs » : Flora, auxiliaire de puériculture
Répondre aux besoins des enfants
Au collège déjà, lorsqu’on lui demandait ce qu’elle désirait faire plus tard, Flora Monnier n’avait aucun doute : elle travaillerait auprès des enfants. « J’ai toujours voulu devenir auxiliaire de puériculture. C’était une évidence pour moi, et cela ne m’a jamais quitté », se souvient la jeune femme de 30 ans.
Après un BEP carrières sanitaires et sociales, puis un bac sciences et technologies de la santé et du social en poche, Flora intègre donc une école d’auxiliaire de puériculture. Durant ses dix mois de formation, elle effectue un stage en protection de l’enfance. C’est alors « une révélation » pour l’étudiante, qui se destinait plutôt à un poste en maternité.
« Depuis le départ, je souhaitais être au contact d’enfants en très bas âge. À ce moment, j’ai compris que je voulais m’occuper des tout-petits qui en avaient le plus besoin », raconte Flora. Diplômée à 21 ans, elle intègre une pouponnière quinze jours plus tard.
Prendre le relais des parents
Sur place, elle prend soin d’enfants de la naissance à 3 ans, dont la garde a été retirée aux parents sur décision de justice. « En crèche, les enfants rentrent chez eux à la fin de la journée. Dans une pouponnière, nous les accompagnons 24 h/24. Sans remplacer les parents, nous endossons un peu leur rôle le temps du placement », commente Flora.
Ses journées sont rythmées : jeux d’éveil, rendez-vous médicaux, repas, promenade...
Membre de l’équipe de jour de sa structure, ses journées sont rythmées. Le matin : lever, petit déjeuner, bain, jeux d’éveil, rendez-vous médicaux… L’après-midi : déjeuner, sieste, goûter, promenade, activités éducatives, dîner, coucher.
« Nous sommes présents pour tous les aspects de leurs vies. Côté administratif, nous devons rédiger des rapports, des notes d’observation pour l’aide sociale à l’enfance. Nous sommes aussi en lien avec des intervenants extérieurs : psychomotricien, psychologue... »
Faire preuve de patience et d’empathie
Ce qui stimule et comble Flora ? Se rendre utile auprès de très jeunes enfants qui ont moins de chance. Et nouer une relation forte avec eux. « Les voir grandir, évoluer, savoir que l’on a un impact positif dans leur vie, c’est gratifiant. On contribue à leur offrir un meilleur départ. »
Bien sûr, venir en aide à ces enfants nécessite des qualités. Parmi lesquelles « la patience, l’empathie, l’écoute, l’attention, le goût pour le travail d’équipe, la prise d’initiatives... », énumère Flora. Mais aussi la capacité à prendre du recul face à certaines situations familiales délicates.
« Dans tous les cas, il faut aimer les enfants et le contact humain pour être auxiliaire de puériculture », résume la jeune femme. Avant de confier, souriante : « J’adore ce que je fais. Je ne me verrais pas travailler ailleurs. »
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Auxiliaire de puériculture : des missions multiples
Le rôle de l’auxiliaire de puériculture est de prendre soin des enfants, de veiller à leur bien-être. Mais ses missions varient selon le lieu de travail.
Qu’il ou elle travaille en maternité (nourrissons de 0 à 5 jours), en néonatalogie (0 à 28 jours), en pouponnière (0 à 3 ans – en situation de précarité ou de risque de maltraitance), en crèche (jusqu’à 6 ans), en urgences pédiatriques (jusqu’à 15 ans et 3 mois) ou en pédiatrie (jusqu’à 18 ans), la tranche d’âge et le contexte influent beaucoup sur ses activités.