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Soutenir un proche, le quotidien des aidants familiaux
Sophie a 52 ans. Depuis trois ans, elle organise ses semaines autour de sa mère, qui vit seule et perd peu à peu en autonomie. Entre les rendez-vous médicaux, les courses et les visites presque quotidiennes, concilier cette présence avec sa recherche d'emploi n'a rien d'évident. « Au début, je ne savais même pas que ce que je faisais avait un nom, confie-t-elle. On est aidant sans s'en rendre compte, parce qu'on aide, tout simplement. »

Un quotidien partagé par des millions de personnes
Comme Sophie, 5,3 millions de personnes de 16 ans ou plus aident régulièrement un proche en perte d'autonomie en France, soit 8,9 % de la population (Drees, juin 2026). Ce nombre a légèrement reculé depuis 2008, alors que les besoins d'aide à domicile, eux, ont augmenté. Près de 44 % des aidants sont en emploi, et 13 % d'entre eux y consacrent 35 heures ou plus chaque semaine, un rythme que Sophie reconnaît bien : « Certaines semaines, c'est presque un second temps plein. »
Des dispositifs pour concilier aide et vie professionnelle
En cherchant des solutions pour souffler, Sophie a découvert le congé de proche aidant, qui permet de réduire ou suspendre son activité professionnelle, et l'allocation journalière du proche aidant (AJPA) qui l'indemnise à hauteur de 66,64 euros par jour en 2026, dans la limite de 66 jours par proche aidé et de 264 jours sur l'ensemble d'une carrière. Ce congé est ouvert aux salariés, aux travailleurs indépendants, mais aussi aux chercheurs d'emploi indemnisés, un point souvent méconnu.
D'autres solutions existent pour souffler : le droit au répit, qui peut financer un accueil de jour ou un hébergement temporaire via une majoration du plan d'aide pouvant atteindre 583,52 euros par an, le don de jours de repos entre collègues, ou encore l'assurance vieillesse des aidants, qui permet d'acquérir des trimestres de retraite pendant une période d'aide.
Questions fréquentes
Qui peut bénéficier du congé de proche aidant ?
Les salariés, les agents publics, les travailleurs indépendants, les conjoints collaborateurs et les chercheurs d'emploi indemnisés, sous conditions liées au lien avec la personne aidée.
Un chercheur d'emploi indemnisé peut-il toucher l'AJPA ?
Oui, les chômeurs indemnisés font partie des bénéficiaires prévus par le dispositif.
Comment demander le droit au répit ?
Via le formulaire de demande d'APA à domicile, à adresser au conseil départemental.
L'expérience d'aidant peut-elle compter pour se reconvertir vers un métier du soin ?
Oui, les gestes du quotidien, la patience et l'écoute développés en tant qu'aidant rejoignent souvent les compétences recherchées dans les métiers de l'accompagnement. Une validation des acquis de l'expérience ou une formation courte peuvent permettre d'aller vers des métiers comme auxiliaire de vie ou aide-soignant.
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Sources
Drees, Études et Résultats n° 1377, « Les proches aidants à la vie quotidienne », juin 2026.
Fiche pratique aides financières pour les proches aidants, pour-les-personnes-agees.gouv.frOuvre dans un nouvel onglet.
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